Nuit en
Brocéliande
Le soir de pleine lune , dès la venue du crépuscule
Se réveillent en ce lieu , des êtres minuscules
Les songes éthérés des elfes et des fées
Se reflètent dans les lacs et les eaux
Les vieux chênes noueux et tourmentés
S'entremêlent aux bordures des ruisseaux.
Et l'on s'invente des histoires à faire peur
Où plane l'ombre de Merlin l'enchanteur
Des alignements étranges de schiste dressés
Défendent l'arbre d'or en des cercles acérés
Résonne en pur écho le vent s'enroulant comme une onde
Pareil à l'appel tourmenté des chevaliers de la table ronde
L obscurité de la nuit se pare de mille étoiles
S’envolent furtivement farfadets et lutins
Serpentant l'espace en une chatoyante toile
Glorifiant les louanges d' un nouveau matin.
Morgane : mai 2004