CA SUFFIT !
Souvent vous les vivants, vous les battants
Vous affrontrez des tourments, mais allez de l'avant
Et nous blâmez, nous taxant de lâcheté
En peu de mots mais avec tant de perplexité
Mais de quel droit du reste s'arroger que celui de juger ?
Vous êtes forts , mais faibles aussi, de manière détournée.
Pour quelle raison faudrait-il que nous soyons à l'identique ?
Et réagissions, bien sagement, d'une manière spécifique ?
Que savez vous de nos tourments ?
Que pouvez-vous devinez de nos pulsions, nos élans ?
De cette souffrance que chaque jour nous combattons
Chaque jour contre nous nous luttons et à genoux tombons.
Ce mal être qui vous ronge tel un animal tapi
Que de toutes nos forces nous repoussons du pied
Afin d'atteindre un peu de répit.
Et puis la souffrance des autres fut elle plus grande que la nôtre
La diminue-t-elle l'espace d'un instant ?
Les douleurs cachées, les souffrances du secret sont-elles vôtres ?
Elles ne se comparent pas, alors pour tous ceux qui un jour se
sentent las
Mais à celà souvent l'on ne fait comparaison hélas,
Usés, fatigués, désabusés, inutiles, ayez un regard plus clément
Car il est par trop aisé de taxer d'égoïsme celui qui choisit de s'envoler
Ne pensez-vous pas qu'il l'est tout autant que de vouloir forcer
Une personne à rester pour un bien être personnel qui n'est pas le sien
N'Est-ce pas bien la preuve aussi de vouloir à toute force son esprit serein ?
Je ne reconnais à personne le droit de juger et moins encore de traiter
d'égoïste un être qui se veut libéré.
La tolérance n'est-elle pas d'accepter les différences des autres et la liberté
n'est-elle pas de respecter leurs décisions sans chercher à connaître des
motivations auxquelles l'on ne pourra jamais accéder.
Douce Vague - mars 2004