Finir….

Mon ventre est vide depuis tant d’années
Ces enfants, est-ce moi qui les ai portés ?
Ma solitude est faite d’oubli
Je ne sais même plus si je vis

La peur m’enchaîne, m’entraîne
Le néant se rapproche à grands pas
L’été refleurira sans la haine
Mais je ne serai plus là

Je meurs de trop grande solitude
Comme une fleur longtemps délaissée
La vie à deux n’est qu’une longue habitude
Un arbre dans un pot, desséché…

Où sont-ils les lilas de mon enfance ?
Ceux qui fleurissaient en mai
Apportant la joie et le rêve en errance
Et qui nous rendaient si gaies

Eux comme les autres ont disparu
Ne reste au bord des lèvres qu’un goût de fiel
Une torpeur, et tout est bu
Pour moi est mort le soleil…

Verteprairie 050604 1520

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