Elle avance furtive, son long corps
ondulant
La démarche féline, si calme, si sereine
Nul ne l'entend survenir, souvent elle surprend
Elle est là soudainement, fière, belle, une reine
Sobre, calme, impavide, elle est sombre de nuit,
Ses grands yeux en amandes, vigilants et si doux
Le feu pare son poitrail qui magnifique, luit
Et pointvirgule ses sourcils d'un brun roux
Savannah, nom de princesse orientale
Elle en a le port, l'élégance, la finesse
Et porte altièrement ce nom incomparable
Qu'en se déplaçant on croit voir une déesse
Nonchalamment, élégante jusqu'au bout des pattes
Promenant un regard faussement indifférent
au monde qui l'entoure,
Elle se place toujours stratégiquement aux moindres détours
Gardienne du foyer, elle le sait d'origine
Mais ne se prive pas de petites fantaisies
Des jeux fantasques, souvent elle imagine
Surprenants à ce point que j'en reste saisie
Ma belle, ma louve, ma perle d'ébène aux reflets bleus
Elle si forte, m'accorde tant de confiance
Dans ses yeux brille un amour d'un intense feu
Jamais je ne pourrai sage, faire preuve de puissance
Les hommes sont si sots, si maladroits
Ne se rendent compte combien ils sont aigris
Et font tort à ces grands chiens qui jamais n'aboient
Mais se feraient tuer pour défendre nos petits
Si tout un chacun pouvait percevoir la confiance, la bonté, l'abnégation
En face de son chien souvent, il se sentirait mesquin, inutile
Mais nous savons que la bête est l'homme par déraison
Rêver de meilleurs maîtres devient dès lors puéril.
Mais faute de rêver, je vais un instant m'allonger contre ma lumière noire
goûter sa respiration calme et puissante,
Ressentir sa chaleur et naïve vivre d'espoir
Douce Vague