Petite O


Elle était vêtue de noir

Et Dieu sait par quel sombre hasard

Elle avait atterrit sur ce trottoir

Fille perdue au milieu des détritus.

L’eau sale des caniveaux

Etait son miroir d’O

 

Sous sa jupette à noires franges

Sur sa peau blanche, étrange,

La dentelle faisait comme l’aile d’un ange Déchu.

Son regard était triste et perdu.

 Faisant des vitrines son écrin

Pauvre joyaux D’O serein

 

Elle marchait silencieuse,

Son corset dévoilait une poitrine majestueuse

Ses yeux en amandes  miraculeuses

Sur ce coin de bitume perdu

Regardaient au delà des mains

Une autre vie d’O pour demain

 

Verteprairie   150404 1437

 

 


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